Une boucherie bientôt sur la Promenade

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Le local vacant au 2587-A, rue Masson, devant le parc du Pélican, s’apprête à retrouver une nouvelle vie. C’est là que prendra place Le Bon Morceau, une boucherie de quartier qui ouvrira ses portes dans les prochains mois. Son propriétaire, Julien Morel, boucher de métier depuis dix ans, s’est lancé dans ce projet avec passion, patience et persévérance. Nous l’avons rencontré.

Julien Morel, boucher-propriétaire Le Bon Morceau (Photo: A. Gagné, SDC Promenade Masson)

Originaire de Nîmes, en France, formé dans son pays natal puis établi à Montréal depuis plusieurs années, Julien Morel n’a jamais quitté le métier qu’il aime. « J’habite tout près d’ici, explique-t-il. Je voyais qu’il manquait une boucherie sur la rue Masson et je suis convaincu que les gens du quartier ont envie d’un artisan qui travaille avec respect, autant de l’animal que du produit final. »

Son approche se veut écoresponsable : travailler des carcasses entières, limiter le gaspillage et valoriser toutes les parties de la bête. Pour lui, il s’agit à la fois de qualité et de conscience environnementale.

Un parcours qui mène naturellement à l’entrepreneuriat

Après plus de deux ans d’expérience en France, Julien a poursuivi sa carrière ici, dont près de huit années à des postes de gestion dans différentes boucheries de Montréal. « Ouvrir ma propre boucherie était une évolution naturelle, dit-il. J’ai accumulé l’expérience nécessaire et l’envie de proposer quelque chose de différent. »

Mais trouver un local adapté n’a pas été de tout repos. Transformer l’ancienne clinique Enosi Santé Multi en boucherie implique un long processus : négociation avec le propriétaire, démarches auprès de la Ville pour obtenir certificats et autorisations, montage d’un dossier de subvention, soumissions d’entrepreneurs et élaboration des plans avec un architecte.

Le futur emplacement de la Boucherie Le Bon Morceau (Photo: Capture d’écran Google)
Des travaux de grande envergure

Le projet est ambitieux. « Il faut abattre les cloisons de la clinique, séparer la zone de vente et la zone de production, refaire les planchers et la ventilation, installer une chambre froide, réaménager toute l’électricité et la plomberie… », détaille Julien. À cela s’ajoute l’achat d’équipements spécialisés : hachoir, trancheuse, machine sous vide, banques réfrigérées et bien d’autres.

Il prévoit aussi une petite cuisine de production pour offrir des plats préparés maison à emporter : bœuf bourguignon, lasagnes, pâté chinois, etc. « Pas de service sur place, mais des repas simples et réconfortants à réchauffer rapidement à la maison. »

Face aux grandes bannières voisines, Julien sait que la bataille des prix n’est pas jouable. « Je ne pourrai jamais rivaliser avec les supermarchés, reconnaît-il. Mais en achetant des bêtes entières, je peux rester compétitif tout en offrant une viande de qualité supérieure. Les prix seront maîtrisés, accessibles, sans compromis sur le goût et le savoir-faire. »

Les fournisseurs locaux sont encore en cours de sélection, mais Julien a déjà visité plusieurs fermes. Sa priorité : s’approvisionner auprès de producteurs fiables et responsables.

Une ouverture prévue pour décembre

Si tout se déroule comme prévu, les clients pourront franchir les portes du Bon Morceau dès le début décembre 2025. « C’est beaucoup de travail et de défis à relever, conclut Julien, mais j’ai confiance. J’ai hâte d’accueillir les gens du quartier et de leur faire découvrir ma boucherie. »

rédigé par Alexandre Gagné, services aux membres – SDC Promenade Masson.

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